REGAIN au CSEC le 27 janvier... Un blanc-seing est donné !


SPEECH ANALYTICS est l’arbre qui cache la forêt, et c’est le seul système d’IA ayant à ce jour fait l’objet d’une information/consultation devant le CSEC. Pourtant, le code du travail dispose que l’introduction de toute nouvelle technologie doive faire l’objet de cette consultation devant la plus haute instance de l’entreprise afin d’évaluer les conséquences et impacts sur l’emploi et les conditions de travail. Si l’entreprise s’y refuse, une action en justice la ramène sur le droit chemin, les cas sont nombreux.

Pourtant, le CSEC, entre les mains de nos toujours fameuses (…) Organisations Syndicales Représentatives, ne fait rien et laisse faire. Comme le disent Emmanuel Macron, Christel Heydemann et Donald Trump : « Rien ne doit entraver le déploiement de l’IA »…

MAX INTERVENTION : En octobre dernier, Orange présente devant le CSEC un projet visant à copier outils et méthodes de travail que subissent nos sous-traitants : le monde à l’envers ! La direction nous explique en effet que nos outils sont « has been » et que ce sont ceux qui ont été développés par Orange pour nos « partenaires sous-traitants» qu’il va désormais falloir utiliser. Cela s’appelle avec le nom de code FSM pour Field System Management. Un outil qui embarque notamment géolocalisation et optimisation des plans de charge et tournées par des IA. Encore des métiers broyés par l’IA !

Le CSEC mandate un cabinet d’expertise pour étudier les effets sur la sécurité, la santé et les conditions de travail de ce FSM. En décembre 2025, coup de théâtre : l’expert indique qu’il ne peut mener à bien sa mission car on ne lui laisse pas voir FSM. Le déploiement est alors suspendu… jusqu’en février, où l’entreprise demandera une fois encore aux élu·e·s leur avis… On attend la suite …Une mobilisation intersyndicale ? Nous l’appelons de nos vœux.

GEPP2025 gestion des emplois et parcours professionnels : nous ne nous attarderons pas sur ce point déjà abordé dans nombre de nos publications. Nous rappelons simplement que derrière un TPS embarqué adroitement par l’entreprise dans sa « gestion prévisionnelle des parcours professionnels », les 3 organisations syndicales représentatives (OSR) ont validé comme parcours, la sortie de 20 000 salarié·e·s !

Accord JOP2024 : Cette fois-ci, une seule Organisation Syndicale Représentative a ratifié un accord moins disant que code du travail et accords d’entreprise pour permettre à Orange de sous-payer la TEAM JOP 2024.

A ce jour, et malgré la procédure engagée par SUD et la décision de justice favorable aux salarié·e·s sur le travail de nuit, l’entreprise continue à se faire tirer l’oreille pour indemniser les collègues.

SUD ne lâche rien et continue à se battre à vos côtés pour obtenir gain de cause !

REGAIN :

Nouvel épisode sur ce projet de réorganisation qui va bouleverser équipes et services pour plus de la moitié des effectifs d’Orange. Le CSEC, conscient de la dangerosité de ce projet a d’abord mandaté 2 cabinets d’expertises dès octobre 2025, afin d’évaluer la chose. Les 2 expertises ont pointé le flou du projet, l’absence d’éléments factuels, tant économiques que sociaux. La CFDT a même réussi à remporter une victoire juridique contraignant l’entreprise à négocier localement. Ceci aurait pu permettre d’y voir plus clair et de suspendre le projet.

Ainsi donc, conseillé par notre pôle juridique, nous avons proposé 10 jours avant la tenue de CSEC de janvier, de voter une suspension du projet, forts des éléments évoqués précédemment. Une fois encore, la direction a gagné avec le concours des Organisations Syndicales Représentatives qui ont refusé de geler le projet.

Nota bene : rendre un avis négatif (comme les autres OS l’ont fait pour REGAIN) ne gêne en rien l’employeur pour déployer ses projets. Seul un refus de rendre un avis, assorti d’une action en justice peuvent avoir des impacts sur un projet présenté en CSEC. En l’occurrence, le dossier REGAIN, ne respectant pas l’obligation de sécurité de l’employeur, aurait justifié un blocage massif des Organisations Syndicales.

Des alertes se cumulent sur la DO IDF

Sur la DO IDF qui sera, à partir de mars, un périmètre qui se désagrégera dans les directions nationales …

Qui sera donc responsable concernant les manquements à la sécurité sur la DO IDF ?

Qui sera responsable du suivi de la prévention des risques ? 

Service Obligations Légales : Encore un service en souffrance qui subit d’ores et déjà une absence de contrôle du temps de travail, des manquements de la garantie de temps de repos entre deux vacations… Cela se traduit par des atteintes à la santé physique et mentale, Orange ne respecte pas ses obligations sur le temps de travail.

Le suivi de l’accident de Ségur ne satisfait pas à nombre de règles de la prévention des risques pour les salarié·e·s.

Pour rappel, une équipe d’intervention a dû rétablir les lignes la nuit suivante, avec pour seule protection un masque Covid, dans une atmosphère polluée par l’explosion.

Qui va suivre la boutique du Havre qui subira encore plusieurs mois de travaux et les nuisances de l’immeuble voisin ?

Quel sera le suivi des locaux contenant de l’amiante sur l’IDF, Alors qu’il a fallut trois CSE et une « Alerte pour Danger Grave et Imminent » pour que la DO IDF daigne fournir un minimum d’informations pour « éclairer » les élu·e·s concernant les risques relatifs au site New-Noisy.

Orange, maintient une politique à l’économie et a ainsi choisi délibérément de conserver des locaux contenant de l’amiante caché derrière les cloisons ou sous le « tapis » au détriment d’un assainissement des lieux pour préserver la santé des salarié·e·s…

Quant à l’alerte sociale sur le recours abusif de l’intérim dans les boutiques, qui sera responsable avec la moulinette de la responsabilité managériale Regain ?

STOP REGAIN

Cette restructuration ne peut s’appliquer. 

Aucune garantie pour la sécurité, la santé physique et mentale pour tous et toutes les salarié·e·s

Nous appelons à se mobiliser contre les stratégies destructrices de la direction

Jeudi 19 février

Gréve !

RDV à partir de 14H00 sur le parvis du site de BRIDGE à ISSY-les-MOULINEAUX, où C. Heydeman annoncera son nouveau plan stratégique dans lequel les conditions de travail des salarié·e·s seront sans nul doute une fois de plus ignorées !

DOIDF 

Suggestions de lecture :

  • SPEETCH ANALYTICS,  le Big Brother de nos conseillers
  • NAO, à nous de nous faire entendre !!!