Déclaration préalable SUD pleine d’actualités sur le groupe. On rage ! CSE DO IDF du 24 juin 2026 :
VENTE d’une partie de SFR, après le mauvais scénario des transactions avec l’actionnaire principal : l’avenir pour LES SALARIÉ·E·S est présenté en ce moment dans les instances de représentation du personnel. La fédération SUD PTT alerte : derrière les discours financiers et les opérations de cession, le partage entre Orange, Bouygues et Iliad, en 3 parts égales des actions du 4ièm opérateur téléphonique français, aura des conséquences pour des milliers d’emplois, des métiers, des droits et conquis sociaux et l’avenir industriel du secteur télécom sera directement bouleversé.
Vue au CSEC dernier, la GEPP 2025 est un outil managérial, il ne gêne pas la fuite des effectifs chez Orange, au contraire elle permet la flexibilité interne et externe des effectifs… D’autre part, la restructuration d’ampleur Regain s’est mise en place depuis le 1er mars 2026. Avec un constat d’un déphasage extrêmement perturbant entre les instances de représentation du personnel de proximité, régionale et une ligne hiérarchique en périmètre nationale, de DN, en silo… Cela concerne 20 000 salarié·e·s. Actuellement nous assistons à des CSE de DO vidés de leur substance et parfois à des réunions avec la direction en présence de RH voire DRH de 3 entités différentes, un véritable désalignement managérial d’avec les IRP, jusqu’aux prochaines élections donc… Dans le bilan GPEC 2025, on peut lire sur la partie bilan par structure d’activités-Orange France : « en 2025, les recrutements externes ont été priorisés sur les activités ou compétences que nous ne pouvons assurer avec l’effectif existant : forces de ventes ou de front client (en boutiques…)" Nous connaissons la politique de sacrifice du réseau de l’Agence Distribution avec ses effets pervers, il nous semble que le plan de restructuration « Libellule » s’arrêtait en 2025. Et le CSE DO IDF, notamment, a fait une alerte sociale pour recours abusif à l’intérim en boutique pendant tout le processus “Libellule”… Pour pallier le manque de personnel en boutique… Faire une GPEC c’est anticiper ! Et surtout ne pas avoir recours à des dérives illégales, pour ne pas recruter. Nous espérons que ce type de pratiques n’ait pas lieu avec Regain. Dans la partie GPEC Prospective 2026-2028, plusieurs pages sont sur de l’Intelligence Artificielle. Il est écrit dans le chapitre « nos convictions » « … à ce stade de notre déploiement, nos analyses et retours d’expérience montrent que l’IA ne conduit pas à une suppression de postes, mais plutôt à une transformation progressive de nos modes de travail. » Une question à ce sujet en cours de séance, le CSEC pourrait-il avoir connaissance des expériences/expérimentations, de ces analyses et retours d’expériences sur des systèmes d’IA au sein d’Orange ? Tous les systèmes d’IA n’ont pas été présentés en CSEC et CSE, alors que ce sont toutes, de nouvelles technologies qui n’ont pas les mêmes concepteurs, contenus, applications, ni les mêmes finalités. Nous constatons que les deux Système d’IA présentés en CSEC sont des outils de contrôle permanent des salarié·e·s, et quant à Speech Analytics, il comporte un script numérique qui cherche à programmer le vivant, soit nos collègues… Mais comme nous le disions, tous les Systèmes d’IA n’ont pas tous les mêmes finalités et ont plus ou moins de conséquences pour l’organisation du travail et les conditions de travail. Il est envisagé une charte sur l’IA, elle concernerait qui ? Orange ? pour qu’il y ait de l’éthique ? le respect des accords et IRP ? par la présentation de tous les systèmes d’IA, comme nouvelle technologie en CSEC ou CSE, qu’il y ait l’application de l’accord de 2010 sur l’expérimentation des systèmes d’IA en CSE local ? Cet accord permet une négociation locale qui est prévue dans le cadre du respect des conditions de travail. Par contre, contrairement à ce qui a été demandé dans une intervention d’une OS représentative, SUD ne demande pas une négociation sur le terme générique IA, mais bel et bien le respect du code du travail par une présentation de tous les systèmes d’IA, comme de nouvelles technologies distinctes qui n’ont pas toutes la même fonction, en instances IRP, au CSEC notamment.

Quant au projet du système d’IA MAX INTERVENTION, SUD rappelle que ce projet présenté en fin d’année 2025 a été contesté à l’unanimité des Organisations Syndicales au CSEC. Il a également été voté fin 2025, une expertise pour mieux comprendre le fonctionnement du nouvel outil de gestion de l’intervention (FSM). Pour contester des rétentions d’information et au manque de loyauté de l’entreprise, il a été voté en février 2026 une action en justice… Depuis, une partie du bureau du CSEC, a décidé de suspendre la procédure en justice pour négocier en sous-main avec la direction. L’audience en justice initialement prévue le 13 mai dernier a été reportée au 24 juin, soit aujourd’hui … Ou aurait pu être abandonnée si la direction et des OS avaient trouvé un accord que nous pensons inique… Un accord pour soupeser les chaînes d’un outil patronal de contrôle permanent du personnel. Alors que les premiers·ières concerné.es, les techniciens et techniciennes, redoutent et rejettent cette nouvelle pression managériale par un outil numérique déshumanisé, un manager algorithmique… Un protocole transactionnel concernant Max intervention a été négocié, demandant notamment d’abandonner la procédure judiciaire votée à l’unanimité du CSEC… Nous ne pouvions donner mandat au secrétaire du CSEC pour un tel renoncement, non à cette transaction sous l’injonction patronale, Et oui, pour le respect de l’instance et du vote des élu·e·s, pour défendre les intérêts des salarié·e·s.

Une filiale en voie de découpe : La cession-prédation de Globecast n’est pas un cas particulier, un article du journal Médiapart fait référence à un rapport d’enquête parlementaire sur la prédation d’entreprises françaises qui porte parfois atteinte à leur indépendance numérique, ce rapport piloté par Aurélie Trouvé d’Attac et LFI, présidé par le député Modem Emmanuel Mandon. Le rapport a été publié, lundi 15 juin s’intitule « la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs ». Nous citons une phrase de cet article qui synthétise ce que SUD dénonce depuis plusieurs mois sur la reprise par le pseudo investisseur Verdoso de la filiale Globecast : « …des fonds d’investissement … ont repris des entreprises françaises par centaines par le biais de montages financiers très agressifs, avec des objectifs court-termistes de profitabilité démesurés au détriment de la pérennité de l’activité économique. » SUD a alerté Madame Heydemann Christel, DG d’Orange, Monsieur Lescure Roland, ministre de l’Économie et des Finances et Madame Catherine Vautrin, Ministre des Armées et des Anciens combattants de France par une lettre ouverte, SUD exigeait en premier lieu l’arrêt du projet de cession tant que les risques à la dépendance numérique, les risques sociaux et opérationnels n’aient pas été évalués de manière complète et indépendante.
Pour SUD
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