ON RAGE : Le CSEC du 16 septembre a abordé les résultats du 1er semestre 2026, avec nombre de manœuvres économiques cette année, la structure bilancielle de l’entreprise subit une transformation profonde, caractérisée par une augmentation significative de l’endettement et la conduite simultanée d’opérations stratégiques majeures. Le chiffre d’affaires est consolidé et en hausse de +3,5 % à base comparable. La dette nette augmente. L’endettement financier net du Groupe augmente. Cette hausse s’explique principalement par la prise de contrôle intégrale de MasOrange.
ON assiste à une accumulation d’arbitrages de périmètre lourds de conséquences : • Cession de Globecast à Verdoso : Aucune réponse quant à l’apurement d’un passif de 100 Millions d’€ avant la cession, tout « bénef » pour le fonds d’investissement, Verdoso. Nous ne connaissons pas, non plus, les contreparties pour Orange. Que fera ce fonds de Globecast ? On craint une opération financière complexe dont on comprend mal les mécanismes ; et à la fin, c’est le fonds qui gagne de toute façon ! Pas les salarié·e·s !
• SFR : Débours de 5,6 Milliards d’€ pour la part dévolue à Orange. Financée intégralement par endettement, tout en soumettant le Groupe à un long processus réglementaire d’au moins 18 mois. Pour récupérer des clients ? Oui, mais pas les salarié·e·s ! Une question primordiale perdure : Est-ce qu’Orange a évalué le coût du transfert de tous et toutes les salarié·e·s, sans exception, dont l’activité serait reprise par Orange dans le cadre de l’achat à la découpe d’Altice France ?
• Projet de Co-entreprise des Data Centers avec Morrison : C’est une remise en cause de data center souverains d’Orange !!! avec des NEOZELANDAIS !!!? Il faudra qu’on nous explique… SUD n’en a pas eu au CSEC. Un plan d’investissement de 3 Milliards d’€ s’appuyant sur les actifs existants d’Orange, et… l’apport en capital de Morrison pour la création d’une co-entreprise … Et surtout et encore de la dette. Qui servira pour servir le « flux de dividendes ».
MAIS, est-ce que le niveau d’endettement imposait le renoncement au contrôle intégral des centres de données en France ?
Un niveau de dette d’abord peut se réduire… Les plus de 2 milliards versés aux actionnaires en moyenne par an depuis 10 ans auraient pu servir à ça. Mais entre des emprunts, rémunérer des prêteurs, et passer par un investisseur à qui on promet de substantiels dividendes …, c’est un choix « de gestion », dans la ligne des filiales sacrifiées depuis l’arrivée de Christel Heydemann, on se sépare d’atouts stratégiques.

QUE d’enfumage aussi ! La direction affirme qu’il n’y aurait pas de souci de souveraineté numérique ! Donc, avec la création de cette co-entreprise, ce ne serait qu’une simple affaire immobilière (mais sur des implantations d’origine Orange) ; chacune des entreprises, Orange et Morrison aurait son côté, sur chaque site, avec sa propre clef d’accès (dixit en séance)… Nous devrions croire cette perspective bien naïve et vaseuse de Monsieur Martinez, directeur financier d’Orange.
SUD a fait aussi la remarque qu’une simple opération immobilière pour 5 hangars ne coûterait pas plusieurs milliards… Les données seraient bien gardées. Le problème est de savoir chez qui, Orange ou Morison ? La Poste, la DGFIP etc., les futurs clients potentiels des data center pourraient alors dormir tranquilles… Nous n’avons toujours pas de réponse de la Direction de la raison réelle de cette co-entreprise… La libre concurrence, non faussée et favorisée par Orange elle-même sur son propre territoire ! ou comment se tirer une balle dans le pied ! La direction préfère déconsolider un actif industriel stratégique et souverain plutôt que de réviser sa trajectoire de désendettement ou de modérer la politique de distribution aux actionnaires. Et là C’est mieux dit, nous comprenons que le ruissellement ne profite pas en priorité à la pérennité de l’entreprise.
SUD réaffirme, en insistant, qu’Orange favorise l’installation d’un concurrent direct en France, et sur une activité de pointe, qu’une simple opération immobilière pour 5 hangars ne coûterait pas plusieurs milliards d’€.
Enfin que le scandale est d’externaliser une activité avec ses salarié·e·s, ce qui remet en cause « the future » en termes d’indépendance numérique… Mais l’avenir d’Orange ne semble pas être une priorité, contrairement à ce qu’il est annoncé dans les communications …

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